Food 4 All

Food 4 All est un projet né fin 2010 de l’initiative de quatre étudiants de SUPINFO Toulouse (Hubert CASADEPAX, Mathieu HOLLEBECQ, Adrien OLIVENCIA et Jean-Christophe VASSELON) dans le cadre du concours mondial organisé par Microsoft « l’Imagine Cup ».

Le thème de l’édition 2011 était d’imaginer une solution utilisant les nouvelles technologies et répondant aux objectifs du millénaire des Nations Unis. Le projet Food 4 All a terminé à la seconde place dans deux catégories de ce concours : « Conception logicielle » et « Windows Phone 7 ».

Au vu des retours positifs, l’équipe a décidé de présenter le projet au Startup Weekend de Toulouse. Lors de ce week-end, quatre autres étudiants (Aurore BOUXOM, Thomas GRANDPERRIN, Nicolas ROUANET, Wassim FILALI) ont rejoint le groupe afin de mettre en place un business model et ainsi créer un projet d’entreprise crédible. Et à nouveau Food 4 All a décroché la seconde place du podium et a encore une fois reçu nombre d’encouragements. L’aventure continue…

Mais qu’est-ce que Food 4 All ?

Un constat

Food 4 All est né de la volonté d’améliorer les problèmes de faim dans le monde grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Nous avons constaté que les ONG rencontraient des difficultés pour apporter du soutien aux agriculteurs des pays en développement : elles doivent collecter des données indispensables pour préparer leurs missions (données agronomiques, taille et localisation des parcelles, outils et moyens déjà disponibles, maladies, etc.), mais cette collecte est actuellement très coûteuse et imprécise. De plus, les ONG doivent faire des missions régulièrement et ne peuvent couvrir qu’un territoire limité.

Plusieurs initiatives utilisent déjà la téléphonie mobile dans le but d’aider les agriculteurs dans les pays en voie de développement : le projet « Raita Mitra » en Inde, « Esoko » de l’entreprise BusyLab au Ghana ou bien la « Community Worker Initiative » de la Grameen Foundation en Ouganda (soutenue financièrement par la célèbre Fondation Bill and Melinda Gates).

De nouvelles opportunités

Bien que ces projets nous confirment que la téléphonie mobile peut être un instrument clé dans l’aide au développement, nous avons remarqué qu’ils reposent uniquement sur des solutions utilisant les SMS. Pourtant aujourd’hui des entreprises comme Google et Facebook déploient d’importants moyens pour développer l’accès à internet et à la téléphonie mobile nouvelle génération (notamment en Afrique de l’ouest) et des équipementiers  lancent sur le marché des Smartphones « bas coûts » (l’Ideos d’ Huawei au Kenya, en Ouganda, en Angola…)

Nous voulons mettre à profit l’opportunité que représente l’arrivée des Smartphones, c’est un condensé de technologie qui en fait l’outil idéal pour réaliser la collecte de données en mobilité (GPS, appareil photo, mémoire interne…).

Notre solution

Food 4 All veut créer un cercle vertueux entre les différents acteurs : les agriculteurs, les ONG, les entreprises et les instituts de recherches.

Les agriculteurs peuvent collecter régulièrement les données importantes de leurs parcelles agricoles grâce à un Smartphone et à une application simple et intuitive. Le GPS permet de dessiner la géométrie de la parcelle, l’appareil photo permet de faire des observations (maladie sur les cultures…), l’application permet aussi de noter les opérations réalisées sur leur terrain (labour, intrants utilisés, irrigation,…), de gérer le matériel agricole et les stocks…. A ce stade de la collecte de donnée, aucune connexion internet n’est indispensable. Ce n’est que dans un second temps que les données devront être synchronisées sur un ordinateur connecté à internet (dans une école, un hôpital etc.).

Ces informations, une fois centralisées sont échangées :

Entre agriculteurs. Retour d’expérience, partage de connaissance, amélioration des flux de communication. Notre solution facilite la création et l’organisation de mini-coopératives. Ce partage de l’information est capital pour leur permettre de gérer au mieux et d’optimiser leurs cultures. Avec un historique, des comparaisons, ils peuvent affiner au mieux leur irrigation, l’utilisation des intrants…

Entre agriculteurs et ONG. Les échanges sont facilités, l’information est connue donc les ONG peuvent apporter une aide ciblée.

Entre agriculteurs et partenaires commerciaux. Grâce au partage d’informations, les agriculteurs sont plus unis et peuvent faire plus de poids pour vendre leur production. Les entreprises trouvent des partenaires locaux plus facilement et exercent un suivi précis de ce qu’ils vont acheter (Intrants utilisés, quantité potentielle, …).

Les centres de recherches accèdent plus rapidement à l’information pour conduire des études techniques ou économiques.

Un business modèle gagnant-gagnant

L’utilisation des données à des fins commerciales auprès d’entreprises partenaires est l’élément central de notre business modèle. Cela garantit l’indépendance de notre organisation vis-à-vis des dons en générant des bénéfices qui seront dédiés au déploiement de notre solution dans l’ensemble des pays en voie de développement. Pour assurer le caractère éthique de notre entreprise, nos clients ayant accès à la base de données seront rigoureusement sélectionnés et s’engageront sur une charte. En effet, nous devons travailler dans l’intérêt de tous les acteurs.

Les ONG auront quant à elle un accès gratuit à notre solution pour en faciliter l’adoption.

Prochains mois

Nous sommes aujourd’hui à la recherche de partenaires. La première étape est de nouer une relation forte avec une ONG travaillant avec les agriculteurs dans les pays en voie de développement. Parallèlement à ça nous interrogeons nos futurs clients (centres de recherches, universités et acheteurs de l’agroalimentaire) pour mieux cerner leurs besoins en données.

Dans un second temps nous rentrerons en contact avec des entreprises du secteur des télécommunications, les fondations investissant dans la lutte contre la faim dans le monde, et des acteurs du social business comme la Grameen Foundation, pour profiter de leur retour d’expérience.

Notre objectif est de pouvoir lancer notre solution dans une région test au début de l’année 2012.

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2 réponses à “Food 4 All

  1. Les pubs, les nouvelles technologies, une startup fondée sur des technologies propriétaire, dans un modèle de l’économie capitaliste…
    … pour tenter d’aider ceux là même qui meurent de faim à cause d’une économie capitaliste.

    L’initiative est bonne, mais le fond…

    • Bonjour Antonin, c’est toujours intéressant d’avoir des retours inquiets, ça nous permet de toujours plus recadrer le projet.
      Oui pour l’Imagine Cup nous avons utilisé des technologies propriétaires même si fondamentalement je ne vois pas le problème. Nous avions besoin de prototyper rapidement une solution, en quelques mois on a eu une résultat fonctionnel.

      Maintenant après le Startup Weekend, après avoir creusé et échangé autour du projet, des choses sont à reprendre. Notamment la partie Windows Phone 7 qui ne nous permet pas dans un premier temps un déploiement à bas coût et nous partirions plus sur de l’Android (de bonnes initiatives de la part de Google nous assure un déploiement à moindres frais).

      Par contre, j’avoue ne pas avoir compris le débat que tu essayes d’ouvrir sur le capitalisme. On souhaite partir sur un modèle de social business, qui est en quelque sorte un autre capitalisme (société rentable mais qui mesure son profit sur son impact sur la société plutot que le profit financier)

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